PlayerStation

 

 

jeux consoles

 

PlayStation Portable

La première incursion de Sony sur le marché des consoles portables, un marché jusque là dominé sans partage par Nintendo qui n'aura jamais été inquiété par les concurrents ayant voulu tenter leur chance. Sega avec sa GameGear qu'on appelait la bouffeuse de pile, Atari avec la Lynx qui n'a jamais séduit les éditeurs et qui est morte faute de jeux et d'un prix attractif, ou plus récemment Bandaï dont la Wonderswan ne rencontre qu'un succès confidentiel en Asie. Mais là, on parle de Sony, le rouleau compresseur capable de vendre rien qu'en brandissant son nom à la face du monde. Attention toutefois, car la PSP a d'autres arguments que d'être une Playstation Portable. Une technologie et une puissance qui lui ouvrent les portes d'une qualité graphique étonnante pour une console portable, tout cela emballé dans un design moderne et superbe. Voici donc le point tant attendu sur une machine à la fois splendide, puissante mais aussi sur ses premiers défauts et déconvenues avérés, une finition qui est loin d'être parfaite.

Sony aime le design, on le sait, on l'a déjà vu dans nombre de ses productions, comme les fameux PC Vaio, et vous n'aurez pas manqué de constater à de nombreuses reprises dans les news que l'objet se pare d'un aspect luxueux. Ce qui se confirme dès que l'on déballe la console. Noir de geai et brillante, sobre et épurée, exhibant sa ligne racée de voiture de sport, limitant sa taille afin que la première chose qui saute aux yeux soit son écran. Ecran qui, avant même d'être mis en oeuvre, impressionne déjà par son format 16:9 et sa taille imposante. L'allure que dégage la PSP se rapproche de ce qu'on peut attendre d'un Pocket PC ou d'un PDA grand luxe, le genre d'article qui ferait fureur dans le catalogue de l'Homme Moderne. En dehors de l'écran, tout se veut à la fois discret et fonctionnel. On retrouve bien entendu les inévitables boutons croix, carré, triangle et rond de Sony ainsi que la croix directionnelle classique des pads Dualshock. Sagement disposé juste en dessous, le stick analogique, étonnamment plat. Sur la tranche, 2 gâchettes L et R en plexiglas transparent. Pas de doutes, la PSP est une frimeuse et si on attendait une machine au design soigné, on ne peut pas être déçu. Elle ferait certainement un porte-clef génial pour votre Porsche. Au passage, si vous êtes un tant soit peu sensés, n'oubliez pas de vous fournir une housse digne de ce nom, de quoi protéger efficacement l'écran, mieux en tout cas que la housse fournie qui ne suffira pas à éviter la casse.

 

 

 

 

Ceci étant, si on veut jouer les esthètes tatillons, il y a tout de même un défaut assez énervant à toute cette magnificence : le noir brillant c'est salissant au possible. A peine a-t-on posé les doigts sur la bête qu'on y laissera de disgracieuses traces très visibles et difficile à effacer. Poursuivons ce petit tour du propriétaire, je vous renvoie bien sûr aux photos pour bien visualiser les petites choses dont je vous parle. Sous l'écran, on localisera une série de touches, à commencer par le bouton Home qui permettra de revenir à tout moment au menu principal de la console, sans perdre sa progression dans le jeu, une excellente initiative. Près de lui, le contrôle du volume. de l'autre côté du logo PSP, en sus des touches Select et Start, 2 autres boutons qui contrôleront le rétro-éclairage et l'activation ou désactivation du son. On monte vers la tranche supérieure, d'où l'on pourra actionner le levier qui commande l'ouverture du lecteur UMD placé dans le dos de la machine. Quant à la tranche latérale gauche, elle abrite le port Memory Stick Pro Duo qu'on utilisera pour stocker ses sauvegardes, ses MP3, vidéo ou photos.

Finition, ergonomie et prise en main

A l'allumage, on découvre effectivement la très grande qualité de l'écran qui offre un confort visuel certain et dont l'image est d'une grande finesse. Sur ce point, Sony a vraiment fourni un effort considérable pour nous offrir une dalle LCD haut de gamme. Mais voilà le moment de commencer à tripoter un peu les boutons, que se soit dans les menus, dont je parlerai ultérieurement, ou dans un jeu. Question prise en main, la PSP s'en sort à merveille. On se sent vite à l'aise et aucune touche ne se montre inaccessible. Si l'on devait adresser un reproche à ce niveau, il concernerait peut-être le stick, placé trop près de la croix et par conséquent, en bordure extrême de la console. Ce qui contraint à amener son pouce très bas, la position pouvant s'avérer inconfortable dans les premiers temps, en particulier si on a de petites mains. Question d'habitude et de souplesse tactile.

 

 

 

La question que tout le monde se pose : qu'en est-il de la finition? Nul n'aura ignoré la multitude de témoignages qui courent sur le net au sujet du côté cheap de la console à certains égards. Pour ceux qui n'ont pas suivi, les forums (entre autres) sont emplis de joueurs ayant rencontré des problèmes de pixels morts, ce qui est fréquent avec la technologie LCD, mais surtout d'écrans mal collés laissant la poussière s'infiltrer. Ainsi que des problèmes liés aux touches, des problèmes très variables d'ailleurs (blocage, jeu, grincement etc.). En ce qui nous concerne, nous avons été épargnés par les soucis liés à l'écran, en revanche, il est indubitable qu'il y avait des ennuis à d'autres niveaux sur les premières génération de PSP. Les gâchettes L et R, par exemple, ne respiraient pas franchement la solidité, certes, elles étaient aussi fines et design qu'aujourd'hui, mais avaient trop de jeu et produisaient un cliquetis un tantinet grinçant qui sentaient bon le mauvais plastique. Du côté des touches, certaines consoles disposaient d'un bouton Carré qui ne se comportait pas comme ses autres. Là encore, on avait un peu peur de le voir un beau jour rester planté au fond de la carcasse. Il y avait sans doute peu de risques, mais ce n'était jamais gratifiant. Enfin, dernier aspect qui n'inspirqit pas confiance : l'ouverture du clapet du lecteur UMD, violente et qui se faisait dans un bruit de ressort inquiétant. Ainsi, s'il est absolument vrai que la PSP fait montre d'une élégance certaine, faite de classe et de sobriété et que sa prise en main est aisée, on ne saurait ignorer les errances de finition qui, heureusement, disparaissèrent avec les générations suivante de la machine.

Bête de course

La PSP en a dans le ventre, il suffit de se lancer dans Ridge Racer pour s'en rendre compte.

Caractéristiques techniques :

Tout comme Ridge Racers avait servi de vitrine technologique à la première Playstation, il assumera ce rôle pour la PSP. Si l'on devait situer le rendu graphique de la 3D, on se positionnerait quelque part entre la Playstation et la PS2, avec un léger rapprochement vers cette dernière tout de même. C'est simple, c'est tout bêtement époustouflant sur une machine portable. Pas de clipping, une animation fluide qu'on a pour l'instant jamais prise en défaut de chute de frame-rate, et des textures fines qui rappellent assez le Ridge Racer sorti sur la première Playstation. La console s'autorise même des effets de mapping et de réflection des environnements sur la carrosserie de la voiture et un lens flare de bon aloi. Seul reproche à l'heure actuelle, qui évoque de vieux souvenirs, l'aliasing assez marqué dans le jeu sur les éléments de décor.

Mise à l'épreuve du jeu, la console se comporte comme je le disais à merveille. Le stick dont on aurait pu se méfier remplit au final son office avec brio. Ce dernier ne se manipule pas comme un stick analogique classique au sens où il ne se "penche" pas. On le fait simplement glisser dans la direction souhaitée. Le résultat est tout à fait probant et on peut confirmer que le pari d'intégrer un tel contrôleur qui puisse à la fois ne pas encombrer la console et se montrer fonctionnel est réussi. Il reste toutefois à le mettre à l'épreuve dans d'autres types de jeu, la plate-forme est presque idéale à ce titre.

... jouer longtemps ce serait mieux

Sur le plan technique, on en parle depuis suffisamment longtemps, c'est la batterie qui fait défaut. Scandale ? Arnaque ? On n'ira pas crier au loup car il faut l'admettre, la machine est puissante et utilise de plus un support très gourmand en énergie, ce problème était donc prévisible. Ainsi, avec le rétro-éclairage allumé et un volume sonore presque au maximum, la console tient environ 5H30 à 7H en fonction avant de s'éteindre purement et simplement (sachant que lorsque vous rallumerez, votre progression dans le jeu aura été conservée). Notons cependant que cette donnée peut considérablement varier selon les jeux et divers facteurs La gourmandise en matière de mémoire ou le fait d'être en 2D ou en 3D, la 3D demandant des calculs supplémentaires, donc une consommation d'énergie accrue. Sans oublier la gestion des accès au disque UMD, très vorace en courant, Sony ayant d'ailleurs demander aux développeurs de ne pas avoir recours au streaming. Enfin, l'utilisation des capacité réseau via le WIFI seront tout autant dommageables. 5-7 heures, c'est très court, reconnaissons-le, un trajet un peu long en train ou en avion aura vite raison de l'autonomie de la PSP. On ne tardera pas à me rétorquer que cette autonomie peut être accrue et même doublée. Effectivement il suffit pour cela de se passer de rétro-éclairage ou de le réduire, seulement sans rétro-éclairage, on n'y voit goutte. Quant aux films que l'on pourra visionner sur UMD, il risque là encore d'y avoir un souci : avec un film sur UMD, l'accès au disque est constant, ce qui signifie qu'il faut alimenter en permanence le laser et le moteur qui entraîne la rotation de l'UMD. Regarder un film de plus d'2h00 pourrait s'avérer assez délicat. Face à ces désagréments, Sony tient parole, les nouvelles séries de machines sont équipées de batteries plus performantes, batteries qui sont également mises en vente indépendamment ce qui a résolu ce problème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Walkman du 21ème siècle

Sony le scande depuis le début, la PSP n'est pas qu'une machine à jouer, c'est également le Walkman du futur qui fera aussi bien office de lecteur MP3 que vidéo. Partons donc à la rencontre des menus de l'OS de la bête. Je ne passerai pas des lignes et des lignes à vous narrer la navigation dans les menus. Le système Cross Media Bar est intuitif. De haut en bas, on trouvera tous les réglages possibles de la machine, alors que de gauche à droite, on passera en revue le contenu, photo, musique, vidéo, jeu ou Internet. Les fonctionnalités multimédia de la PSP couvrent donc ces 3 aspects susnommés. Bien sûr, ce qui nous intéresse en premier lieu se sont les capacités audio et vidéo. Dans ce domaine, la première acquisition indispensable sera un Memory Stick Pro Duo de taille convenable, au moins en ce qui concerne les fichiers MP3. Se payer un stick sera de toutes façons inévitable pour conserver ses sauvegardes. Bien entendu, comme sur tout appareil de ce type, une fonction Hold permet de bloquer les touches, histoire de ne pas couper accidentellement le musique en pleine écoute. Pour les transferts, il suffira de connecter sa console au PC via le port USB 2.0, norme qui permettra un chargement rapide de la carte. En revanche, on a un peu envie de sortir le carton rouge pour Sony qui ne fournit pas le câble. Si vous souhaitez en faire l'acquisition, prenez garde au format, il vous faut un USB de type A vers mini-B, ceux qu'on utilise pour les appareils photo numériques par exemple, celui là même qui est fourni avec la PlayStation 3 pour recharger la batterie de la Sixaxis. J'aime autant vous le préciser.

Pour ce qui est de la vidéo, il sera également possible de passer par les Memory Sticks, à condition d'encoder le fichier au bon format, le MPEG4. En tout cas, on devra alors opter pour des cartes de grande capacité. On l'aura compris, pour les films, il serait préférable d'utiliser l'UMD. Bien sur, la question inévitable est de savoir si l'on est prêt à acheter un film sur ce support dans le seul but de le lire sur console portable. Mais encore une fois, la liberté offerte par le Memory Stick facilite les choses, au prix d'une grosse dépense.

Ceux qui ont l'habitude des manipulations de fichiers sur un lecteur MP3 ou un bête appareil photo numérique n'auront aucun problème pour charger leur console avec leurs fichiers favoris. Un drag'n drop et on n'en parle plus. De manière plus claire, on commence par connecter sa console via un câble USB. Dans le menu de la PSP, on ira voir la section Connection USB, le PC reconnaîtra alors la machine comme un lecteur amovible, accessible depuis le poste de travail. Il ne reste qu'à ouvrir le bon répertoire sur le Memory Stick, par exemple Music et à y copier-coller vos playlists MP3, photos ou vidéos. Dans ce dernier cas, elles devront, être encodées en MPEG4. Pour ce faire, on aura recours à un encodeur, on en trouve aussi bien des gratuits que des payants un peu partout sur le net. STOIK Video Converter disponible en version payante ou freeware fera l'affaire, simple et efficace.

Sony nous livre un concentré de technologie dont les premières démonstrations font rêver quant au potentiel technique des jeux de seconde et troisième génération, une PS2 dans la poche en somme. Ajoutez un design racé et des possibilités multimédia natives qui en font un lecteur audio-vidéo portable de qualité. Contre elle, peut-être le manque d'originalité, une finition discutable - sur les premières séries en tout cas - et une autonomie restreinte. Quoi qu'il en soit,elle vaut le détour.

 

 

 

 

About Us | | Contact Us | ©2003 Player Station Company