Sur Efferia, les Humains et les Yasons sont en guerre depuis plus de 600 ans. Calintz, dont le village natal a été détruit est devenu le chef d'une armée de mercenaires : les Larmes de Sang (Tears of Blood en anglais). Nous allons le diriger, avec ses équipiers, dans sa quête de vengeance dont va dépendre le sort de l'Humanité.
Le conflit opposant les Humains aux Yasons atteint son paroxysme. Les Humains lancent une attaque primordiale contre leurs ennemis de toujours. Calintz et ses mercenaires doivent protéger les magiciens durant leur incantation. Malheureusement, la reine des Yasons fait échouer le rituel et la magie interdite se répand sur Efferia. Il va falloir retrouver la Magna Carta, formidable source de pouvoir, seule à même de restaurer l'équilibre du monde.

Cette technicité est également présente dans l'apprentissage des combats où la notion de commandement est primordiale. Le commandement représente la qualité des relations entre Calintz et ses mercenaires. Plus les relations sont bonnes et plus les attaques sont puissantes, plus les chances d'agir avant les adversaires sont importantes. Pour entretenir une bonne ambiance au sein du groupe, il faut souvent parler aux équipiers et leur faire des cadeaux. Mais attention, certaines paroles ou offrandes peuvent être mal perçues. Le commandement est très important, car il détermine l'ordre d'action dans le tour et c'est en fonction de cette valeur que l'on peut attaquer / utiliser un objet avant les autres. En attendant, vous pouvez juste déplacer vos personnages sur le terrain des hostilités. Mais ce n'est pas tout, chaque attaque puise dans le chi environnant et quand il n'y en a plus, le personnage l'utilisant ne peut plus attaquer et devra attendre que le chi se soit rechargé.
Vous pouvez utiliser trois techniques de combat basées sur vos réflexes. Vous devez appuyer au bon moment sur les boutons X et O pour réussir vos attaques. Plus vous réussissez et plus vous aurez de chance d'apprendre une amélioration de votre style. Chaque style permet d'obtenir quatre améliorations de l'attaque de base. Les styles s'apprennent dans les Dojos ou grâce à des parchemins trouvés dans les donjons ou les coffres. Je vous parlais de trois techniques : il s'agit du mode de combat « standard », tel que je viens de l'expliquer, du mode « combo », qui permet de réaliser une attaque encore plus dévastatrice en réalisant une combinaison de touches supplémentaires et du mode « contre » où il faut anticiper les combinaisons et le rythme de l'ennemi.
Dans les villes, vous faîtes affaire avec les marchands, mais vous pouvez aussi améliorer vos équipements chez le forgeron, connaître votre chance à un moment donné (elle influe sur le déroulement des explorations et sur les combats), assembler des talismans pour créer de multiples combinaisons, identifier certains objets, sauvegarder dans l'auberge ou vous y reposer. Tout ceci demande quand même un bon moment d'adaptation et les explications données en cours de partie embrouillent plus qu'elles n'expliquent clairement les choses. Cette maniabilité ardue en rebutera plus d'un et pour ne rien arranger, les affrontements manquent cruellement de rythme. Nous regretterons aussi les très nombreux chargements, plutôt longs, qui freinent la progression du joueur. De même, les séquences cinématiques ne peuvent pas être passées.

Vous irez de mission en mission dans un scénario intéressant qui met beaucoup de temps à se mettre en place. Vous serez pris dans sa trame et absolument rien ne permet d'en sortir : le jeu est effectivement très linéaire et dès que vous essaierez de faire quelque chose ou d'aller dans des lieux alors que ce n'est pas encore le moment, vous serez rapidement remis sur le droit chemin. Les extérieurs sont assez dépouillés graphiquement parlant, au contraire des intérieurs des bâtiments plutôt fouillés. Durant les combats, plein d'effets agrémentent l'action. En vous déplaçant, vous pouvez passer en mode détection qui permet de voir les coffres et les ennemis à l'avance. Vous pouvez alors tenter de les prendre à revers pour avoir l'initiative au début du combat. Ce serait même chose aisée si la caméra n'était pas désespérément fixe ce qui, selon son placement, ne permet pas d'anticiper les mouvements adverses.
Pour palier ce défaut, une mini carte est présente à l'écran pour savoir où se diriger et voir les éléments essentiels comme les monstres, les coffres, les marchands ou bien encore les entrées des bâtiments. Vous pouvez vous reposer en cours de route ce qui permet de récupérer des points de vie au risque d'être surpris par une créature. Il est encore possible de scinder ses équipiers en groupe et de passer de l'un à l'autre en utilisant l'outil de communication longue distance. Magna Carta propose des cinématiques d'une très grande qualité ainsi qu'un design des personnages très sympathique. Les thèmes musicaux orchestraux sont très agréables et variés. L'affichage à l'écran est en français, mais toutes les voix sont en anglais. Certains problèmes d'affichage des textes apparaissent de-ci de-là, mais dans des endroits peu gênants.

Vous irez de mission en mission dans un scénario intéressant qui met beaucoup de temps à se mettre en place. Vous serez pris dans sa trame et absolument rien ne permet d'en sortir : le jeu est effectivement très linéaire et dès que vous essaierez de faire quelque chose ou d'aller dans des lieux alors que ce n'est pas encore le moment, vous serez rapidement remis sur le droit chemin. Les extérieurs sont assez dépouillés graphiquement parlant, au contraire des intérieurs des bâtiments plutôt fouillés. Durant les combats, plein d'effets agrémentent l'action. En vous déplaçant, vous pouvez passer en mode détection qui permet de voir les coffres et les ennemis à l'avance. Vous pouvez alors tenter de les prendre à revers pour avoir l'initiative au début du combat. Ce serait même chose aisée si la caméra n'était pas désespérément fixe ce qui, selon son placement, ne permet pas d'anticiper les mouvements adverses.
Pour palier ce défaut, une mini carte est présente à l'écran pour savoir où se diriger et voir les éléments essentiels comme les monstres, les coffres, les marchands ou bien encore les entrées des bâtiments. Vous pouvez vous reposer en cours de route ce qui permet de récupérer des points de vie au risque d'être surpris par une créature. Il est encore possible de scinder ses équipiers en groupe et de passer de l'un à l'autre en utilisant l'outil de communication longue distance. Magna Carta propose des cinématiques d'une très grande qualité ainsi qu'un design des personnages très sympathique. Les thèmes musicaux orchestraux sont très agréables et variés. L'affichage à l'écran est en français, mais toutes les voix sont en anglais. Certains problèmes d'affichage des textes apparaissent de-ci de-là, mais dans des endroits peu gênants.
Magna Carta : Tears Of Blood est un jeu de rôle classique dans la droite ligne des Final Fantasy, Legend Of Dragoon ou Vagrant Story. Il possède un très fort potentiel, mais ce dernier est mal exploité et les concepts proposés sont difficiles à appréhender. À vouloir trop en faire, les développeurs se sont un peu perdus et si les fonctionnalités sont nombreuses, cela se fait au détriment de l'action, du rythme. Ainsi, pour être honnêtes, disons que l'on s'ennuie parfois à force d'attendre, que ce soit durant les combats ou en raison des très longs temps de chargement. Magna Carta est à conseiller aux fans de jeu de rôle qui apprécieront sa technicité et ses nombreuses possibilités, mais les débutants seront vite rebutés.

