Depuis la mort de Sega en tant que constructeur, la firme du hérisson bleu s'affirme avec une certaine prudence dans le développement de ses jeux, c'est donc avec le plus grand plaisir que nous accueillons à la rédaction Yakuza, un projet à la fois ambitieux et original. Ce titre réussira-t-il à combler tous les fans de la marque ?
Yakuza, en attendant Shenmue III...
Alors que des milliers de fans attendent avec la plus grande impatience un éventuel Shenmue III, Sega revient sur le devant de la scène avec une toute nouvelle production qui nous fait naturellement penser à la série de Yu Suzuki. Attention puisque les apparences sont parfois bien trompeuses ! Que ce soit clair, Yakuza n'est pas la suite spirituelle de Shenmue. En revanche, il faut bien avouer que l'on retrouve quelques éléments, dans l'esprit, qui nous rappelle de bons vieux souvenirs en compagnie de Ryo Hazuki. En effet, l'équipe dirigée par Toshihiro Nogoshi (Super Monkey Ball, Daytona USA, Shenmue, F-Zero GX) a voulu recréer un quartier complet de Tokyo, à savoir celui de Kamurocho. Un endroit réputé comme étant l'un des plus bouillants de la capitale japonaise.
Même si l'environnement est bien plus limité que dans un Shenmue justement, on ne peut que s'émerveiller devant l'ambiance magnifiquement retranscrite. Les rues sont bondées de monde : on peut entendre un rabatteur faire de la publicité pour son bar ou encore une jeune femme en plein conflit avec son copain. Bref, le joueur est tout de suite captivé dans un univers fascinant de détails et de surenchère d'effets visuels, la PS2 se surpasse. Voilà de quoi pouvoir apprécier pleinement la quête épique menée par Kazuma, le héros malheureux de cette sombre histoire à la construction haletante.
Même si l'environnement est bien plus limité que dans un Shenmue justement, on ne peut que s'émerveiller devant l'ambiance magnifiquement retranscrite. Les rues sont bondées de monde : on peut entendre un rabatteur faire de la publicité pour son bar ou encore une jeune femme en plein conflit avec son copain. Bref, le joueur est tout de suite captivé dans un univers fascinant de détails et de surenchère d'effets visuels, la PS2 se surpasse. Voilà de quoi pouvoir apprécier pleinement la quête épique menée par Kazuma, le héros malheureux de cette sombre histoire à la construction haletante.
Bienvenue dans l'univers de la mafia japonaise
Comme son nom l'indique, la trame de fond reprend l'univers impitoyable de la mafia japonaise. Nous sommes en 1995, Kazuma fait parti d'une famille très influente au Japon. Son quotidien se résume à faire la tournée des bars et à empocher les dettes des mauvais payeurs. La routine. Mais un beau jour, la vie de Kazuma est bouleversée par un véritable drame. L'un des plus hauts chefs du clan a kidnappé sa petite amie. N'écoutant que son coeur, l'homme se dépêche pour aller la délivrer. Sur place, il découvre que le frère de sa petite amie a déjà tué le kidnappeur, son propre Oyabun. Une trahison impardonnable. Totalement démuni, Kazuma est finalement accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis et jeté en prison. 10 ans après, il est libéré. C'est à partir de là que commence la véritable histoire de Yakuza. Afin de ne pas vous gâcher le plaisir, on vous laissera découvrir la suite du scénario. À la fois complexe, noir et prenant, celui-ci est raconté de manière très littéraire. Les développeurs ont réussi à parfaitement recréer l'atmosphère sombre du milieu de la puissante mafia japonaise. Yakuza représente donc un véritable livre interactif à la découverte d'un univers sanglant. De mémoire, cela faisait longtemps qu'un jeu n'avait pas été aussi vulgaire. Pour faire simple, il n'y a pas une seule phrase sans que les personnes ne s'insultent violemment. C'est sûr, Yakuza n'est pas un jeu à mettre entre toutes les mains.



Il ne faut donc pas être pressé et prendre le temps de savourer toutes les scènes cinématiques pour cerner au mieux notre mission. Yakuza n'est pas un simple jeu d'action, il propose beaucoup de phases de recherche où le joueur doit souvent se prendre la tête pour résoudre les énigmes proposées. Le jeu se découpe en 13 chapitres. La construction autour du gameplay ressemble de près à celle de Shenmue. Pour mener à bien son enquête, Kazuma se retrouve souvent confronté à de longues minutes de marche. En effet, il faudra bien souvent interroger bon nombre de personnages avant de trouver un réel indice. Par exemple, on vous enverra au bar du coin interrogé la serveuse qui sait que sa meilleure amie est au courant de quelque chose... Cela provoque un sentiment justifié de tourner en rond. Un véritable casse-tête qui peut s'avérer parfois un peu lassant. De plus, les temps de chargement interviennent à tous les coins de rue. Le plus frustrant reste très certainement l'incapacité pour le joueur de se promener tranquillement sans tomber sur une bande de délinquants sortants de nulle part. On ne peut pas marcher plus de 2 minutes sans être amené à rencontrer un combat inévitable. Vous l'aurez compris, les amateurs d'action seront aux anges.



Kazuma, seul contre tous
Comme tout bon Yakuza qui se respecte, Kazuma n'a pas peur d'utiliser ses poings pour résoudre ses problèmes. Les développeurs ont conçu un système de combat à la fois simple et efficace, mais qui n'est pas sans faille. Lors des affrontements, la prise en main est immédiate. Le bouton carré sert à frapper du poing, triangle du pied et rond pour attraper votre adversaire. Le tutoriel présent au début de l'aventure vous permettra de découvrir les différents combos possibles. À noter également la présence d'une jauge qui vous permettra d'effectuer un coup fatal assez spectaculaire. Si les combats sont quand même un peu répétitifs à la longue, les armes ajoutent à coup sûr un peu de piment à l'action. Kazuma a la possibilité de prendre n'importe quels objets présents dans l'arène. En tout, on en compte plus de 300 dispersés tout au long du jeu. Pour vous donner un petit avant-goût, Kazuma peut s'armer d'une batte de base-ball, d'un vélo, d'un panneau publicitaire, d'une cagette de bière ou encore d'une lampe... Bien entendu, les dégâts sont donc bien plus conséquents. Ces objets sont d'ailleurs bien utiles lorsque l'on se bat contre une bonne quinzaine de loubards.
Yakuza se transforme parfois en un véritable beat'em all explosif et parfois bien difficile. Avis aux puristes, Sega a eu la bonne idée d'inclure un système d'évolution où le joueur remporte des points d'expérience au fil des combats. De manière classique, il faut ensuite répartir ces points d'EXP pour développer de nouvelles compétences et augmenter sa barre de vie. Malgré toutes ces bonnes idées, le système de combat comporte un énorme défaut, un réel point noir énervant causé par l'absence totale d'un système de lock. De manière très stupide, on enchaîne parfois un combo dans le vent, ce qui laisse le temps à votre adversaire de vous cogner par derrière. De plus, le placement de la caméra n'arrange rien. Frustrant. Une fausse note qui, heureusement, ne gâche pas le plaisir d'avancer dans le jeu et de découvrir tous les petits secrets du quartier de Kamurocho.
Yakuza se transforme parfois en un véritable beat'em all explosif et parfois bien difficile. Avis aux puristes, Sega a eu la bonne idée d'inclure un système d'évolution où le joueur remporte des points d'expérience au fil des combats. De manière classique, il faut ensuite répartir ces points d'EXP pour développer de nouvelles compétences et augmenter sa barre de vie. Malgré toutes ces bonnes idées, le système de combat comporte un énorme défaut, un réel point noir énervant causé par l'absence totale d'un système de lock. De manière très stupide, on enchaîne parfois un combo dans le vent, ce qui laisse le temps à votre adversaire de vous cogner par derrière. De plus, le placement de la caméra n'arrange rien. Frustrant. Une fausse note qui, heureusement, ne gâche pas le plaisir d'avancer dans le jeu et de découvrir tous les petits secrets du quartier de Kamurocho.



On se répète, mais rarement nous avions vu une ville aussi animée que celle de Yakuza. Une fois de plus, Sega a réalisé une véritable prouesse technique. Derrière ce coffre doré se cache aussi un fond de jeu plein de richesse. Le joueur a la possibilité de se promener librement et même de ne pas suivre le scénario en se tournant vers les 70 quêtes annexes. Il faudra par exemple aider une amie strip-teaseuse ou encore retrouver le fameux voleur de sac à main. Ces dernières vous permettront de gagner de l'expérience, mais aussi et surtout de l'argent. Même les plus économes d'entre vous trouveront bien vite le moyen de dépenser rapidement de nombreux yens. Les commerces sont plutôt nombreux, notamment le fameux supermarché, la pharmacie (pour regagner de la santé) ou encore les différents restaurants. Les fans du hérisson bleu seront heureux de reconnaître le Club Sega. Les meilleurs moments restent encore le club de strip-tease ou s'inviter à prendre un verre avec une hôtesse. Avec toute la classe qu'on lui connaît, Kazuma peut se détendre en se prenant à une petite partie de drague. Le joueur devra ainsi dialoguer avec l'hôtesse, lui offrir un cadeau et surtout... payer l'addition. En guise de remerciement, vous recevrez quelques SMS sur votre mobile.
Conclusion
Finalement, on se dit que la Playstation 2 n'a pas fini de nous surprendre. Outre son aspect visuel vraiment alléchant, Yakuza est un véritable voyage ludique vers un univers surprenant, celui de la mafia japonaise. Sega signe ici une nouvelle production poignante. Avec une durée de vie plus que conséquente, Yakuza possède tous les ingrédients d'un hit en puissance. On espère maintenant que les développeurs retravailleront le système de combat pour la suite prévue cette année au Japon. Vivement une date européenne.


